Conclusion

Nous pouvons conclure que les différentes représentations de Sherlock Holmes ne font pas de lui seulement un héros classique malgré sa force physique et mentale, l’admiration que Watson et ses deux confrères (Lestrade et Gregston) lui portent. Sherlock a aussi des défauts contraires à l’image des héros classique, dévoués à la population et cherchant sans cesse à la protéger. Il peut s’avérer associable, prétentieux, sarcastique et faible. Donc nous pouvons affirmer que Sherlock Holmes est également un anti-héros et un héros négatif. Nous pouvons également dire que ce héros est désacralisé et qu’il possède de très grandes faiblesses. Certains personnages récurrents dans le mythe de Sherlock Holmes peuvent aussi paraître comme ses points faibles. Ainsi en est-il de James Moriarty qui est son antagoniste et qui le « dé-caractérise » en tant que héros : Moriarty possède les mêmes atouts intellectuels que Sherlock et ils se défis l’un l’autre à plusieurs reprises, Moriarty arrivant même parfois à dépasser le héro. Irene Adler se situe également comme un point faible de Sherlock. Par ses charmes et son intelligence elle peut déjouer les plans du héros. Nous pouvons donc voir que ce héros possède aussi de grandes failles, ce qui fait de lui un héros complexe et qui fera aussi sa perte.

Cependant, comme nous avons pu l’affirmer plus haut, une partie des caractéristiques du personnage correspond à celles du héros classique. C’est pourquoi, à l’époque de sa création (XIXè siècle) il était perçu comme un héros et peut-être même un super héros (bien que le terme n’existait pas à l’époque) par la société londonienne et britannique, marquée par la haute criminalité de l’époque.

Le mythe de Sherlock est souvent adapté et réactualisé comme nous l’avons vu avec les films de Guy Ritchie et la série de la BBC. A chaque reprise, Sherlock Holmes devient encore plus complexe et nous découvrons plusieurs facettes de sa personnalité qui sont mises en avant et qui s’ajoutent au personnage initial (jaloux, amicale, charmeur, comique …). C’est à chaque fois le réalisateur qui met en avant sa propre perception du mythe de Sherlock Holmes. Les adaptations nous montrent souvent une certaine modernité sur le personnage lui-même (patchs de nicotines, technologies,…) mais aussi autour de lui: mise en scène et moyens de création (effets spéciaux,…)

Ce mythe a même été repris et adapté dans le musée Sherlock Holmes (qui se trouve bien-sûr 221 B Backer Street à Londres, adresse jadis fictive); Ce musée reconstitue l’appartement de Watson et Sherlock. Nous observons donc que ce mythe est très commercialisé : création de musées, d’objets dérivés, de films, de séries,… Il faut noter qu’il était très commercialisé dès l’époque de sa création, Conan Doyle recevant de grandes sommes d’argent à chaque nouvelle publiée.

sh Le Sherlock Holmes Museum à Londres

Les représentations de Sherlock Holmes sont donc nombreuses et de nouvelles adaptations ne cessent d’apparaitre dans le monde entier. Ces adaptations sont de plus en plus libres, imaginatives, originales et elles accentuent fortement certains caractères de Holmes et des autres personnages du canon Holmésien. L’une de ces reprises est une série du nom d’Elementary, prenant beaucoup de libertés dans son interprétation du mythe. En effet elle se joue à New-York (et non à Londres, ville extrêmement centrale dans le mythe), et elle transpose Watson en femme ! Ce genre de libertés avec l’histoire initiale peuvent parfois choquer les adeptes puristes du canon Holmésien, et l’on peut se demander si ces nouvelles adaptations participent également à étoffer le mythe de Sherlock Holmes ou si, au contraire, elles le brise en le « désacralisant ».

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