John Watson

  • Nous suivons Sherlock Holmes uniquement au travers des pensées de John Watson. Le héros nous paraît puissant, capable de se rendre invisible, très intelligent. En effet son fidèle ami nous le présente en nous faisant le récit de leurs aventures et il fait souvent l’éloge de son collègue comme le prouve la p38 de L‘étude en rouge : «[...]vous avez amené la Déduction aussi près d’être une science exacte qu’elle le sera jamais en ce monde. Ces paroles et l’air de conviction avec lequel je parlais le firent rougir de plaisir. » Dans cet extrait nous voyons que Watson porte un profond respect à son ami et que ce dernier est sensible à la flatterie. Watson est également très admiratif : « C’est merveilleux ! M’écriai-je. Vos mérites devraient être reconnus publiquement. Il faudrait publier un récit de cette affaire. Si vous ne le faites pas, je le ferai à votre place » (p125). Ici, nous voyons une allusion au canon holmésien de la part de Watson avec la volonté de rendre célèbre son ami. Watson peut parfois être assimilé à Conan Doyle. De plus cette amitié est mise en avant par le fait que Watson est compatissant envers son camarade : « Son émotion était si grande que je me sentais tout désolé pour lui […] » (p63). Le point de vue admiratif de Watson, qui joue un rôle de faire-valoir, héroïse Holmes et influence donc le lecteur.

  • C’est de façon moins voyante que chez Conan Doyle que les réalisateurs de la série ont utilisé Watson comme un faire-valoir. En effet celui-ci se révèle souvent opposé au détective. Mais c’est finalement dans le but de compléter des qualités manquantes que Watson s’oppose à lui, par exemple avec son sens de l’humanité et sa considération pour les vies humaines. Holmes dit lui même « …qui pendant que j’essayais de résoudre un meurtre, sauvait une vie. » Cependant Holmes traite Watson avec peu de considération, voire rudesse, par exemple en le laissant en plan sur une piste ou en lui faisant traverser Londres pour juste utiliser son téléphone portable… Watson est également bien moins audacieux que Sherlock et n’a évidemment pas son intelligence sur-développée. C’est pourquoi Watson commente les déductions de Sherlock Holmes en s’exclamant par exemple « C’est brillant! ». John Watson est donc là encore un faire-valoir, mettant en avant l’originalité du détective.

Sherlock BBC John faire valoir

Sherlock BBC John faire valoir2

  • Dans les films de Guy Ritchie, Watson est bien plus mis en valeur qu’en simple position de faire-valoir, ceci étant peut être dû à la renommée de l’acteur jouant Watson (Jude Law). En effet, Watson paraît parfois tout aussi intelligent que Sherlock Holmes en déduisant des faits plus vite que ce dernier. Nous voyons alors que la «  science de déduction » est bien un art qui s’apprend. Watson enlève donc parfois le prestige aux réflexions de Sherlock et rend le héros moins extraordinaire. Il le rend égale à lui, c’est à dire un simple humain. Cependant, à plusieurs reprises on apprend (par exemple par la fiancée de Watson, Mary) que Watson ne manque pas d’éloges pour son compagnon et qu’il le considère en fait comme spécial. De plus, lors de l’arrestation de Blackwood dans le premier film, Watson, impulsif, fonce droit sur le criminel. Sherlock Holmes bienveillant l’arrête immédiatement. Sherlock Holmes fait preuve d’une très grande vivacité d’esprit car il sauve son ami le plus cher en devinant la présence d’une aiguille infime et invisible qui aurait pu le tuer. Watson en commettant des erreurs comme celles-ci met en avant Sherlock Holmes et prouve que son ami est bien supérieur aux humains « normaux ».

    fichier wmv Watson

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