Une humanisation ?

  • Nous voyons que le personnage de Holmes évolue, notamment par la présence de Irene Adler dans Un scandale en bohème. En effet pour Holmes, le fait d’avoir été battu et notamment par une femme, l’oblige à remettre en question sa vision de lui-même et ses valeurs peut être trop fermées. Dans le livre Un Scandale en Bohème (p11 et 12), Watson caractérise la jeune femme comme étant « [...] un facteur de perturbation qui aurait jeté le doute sur tous ses résultats intellectuels. Un grain de sable dans un instrument sensible.» Les sentiments de crainte et de respect de Holmes envers une femme, qui peuvent être vus comme une forme d’amour, l’affaiblissent mais également l’humanisent en le rendant moins rigide et plus ordinaire. Dans L’Etude en rouge on ne remarque pas d’apparente humanisation chez le détective. En effet c’est la première œuvre où il apparait et l’auteur s’attache à réaliser la construction d’un portrait marqué et « fixe » de Holmes.
  • On peut remarquer très fortement dans la série qu’un grand nombre de points faibles de Holmes résultent d’une humanisation. C’est son contact avec Watson qui lui permet découvrir la « vie sociale ». En effet Holmes devient près à mourir pour ses amis (qu’il ne qualifie plus de « poissons rouges » ou « d’animaux domestiques »), il ressent ce qui pourrait ressembler à de l’amour pour Irene Adler, il découvre être en fait très attaché à Molly, une jeune médecin tombée sous son charme et qu’il utilisait pour accéder à un laboratoire,… Les aventures de Holmes dans la saison 3 tournent aussi autour de la protection de Watson et de sa nouvelle famille, pour lesquels il va tuer un homme! Les combats de Holmes seront donc rendus plus difficiles du fait qu’il veuille protéger les personnes auquel il tient (bien qu’il ait du mal à l’admettre). Cette humanisation est pour Holmes un signe de faiblesse. Mais ne serait-ce pas finalement un point fort?
  • Nous voyons la tristesse de Sherlock Holmes (tristesse qui n’apparait jamais dans d’autres scènes des films !) lorsqu’il jette le mouchoir de Irène à la mer, pensant que celle-ci est morte. Ajoutons aussi que lors de la rencontre des deux ennemis jurés Moriarty et Holmes, le premier jette un tissu avec des taches de sang sur un échiquier. Ce geste symbolique, cette scène, montre que Irène n’est plus de la partie mais qu’elle reste un enjeu pour Sherlock Holmes. Ceci nous montre l’amour que Holmes éprouve pour cette femme et qu’elle lui permet de ressentir certains sentiments comme la tristesse ou l’envie de vengeance. Ces sentiments affaiblissent le héros mais au final l’humanisent. Cet amour se fait aussi ressentir par la jalousie de Holmes envers le fiancé de Irene. En effet, tout le long du film nous voyons qu’il est très susceptible à son nom et qu’il l’appel : «le nain d’Irène». Durant une scène également, il voit les deux amoureux et doit se concentrer pour ne pas laisser transparaître ses émotions et donc ses marques de faiblesse.

    Holmes est dévoué à son ami Watson et il est prêt à risquer sa vie pour lui. Nous pouvons le voir à plusieurs reprise: lorsque Moriarty pose un ultimatum à Sherlock Holmes (s’ilessaye de l’arrêter, la vie de Watson et de sa nouvelle épouse seront en danger). De plus, le combat final prouve que Sherlock est prêt à se battre suite à une menace perpétrée par Moriarty contre Watson et son épouse : « Il est important que vous sachiez que j’aurais a cœur de trouver la fin la plus inventive qui soit pour le docteur et sa femme. » Encore une fois, les actions et les réactions de Holmes montrent qu’il a évolué, qu’il s’est humanisé, et ceci peut être grâce au contact de Watson. Ce contact est vu comme très important aux yeux du détective lui-même. En effet, à l’évocation de la dernière enquête des deux amis, suite aux fiançailles de Watson, Sherlock Holmes semble peiné. Ces fiançailles vont également faire ressortir une forte jalousie de Sherlock Holmes envers Mary. Il perçoit la fiancée de Watson comme une rivale. Il est dépendant de Watson et refuse qu’on lui « enlève » son ami.

    Ceci nous montre donc que, bien que Sherlock Holmes paraisse invincible et parfois mécanique, il possède des sentiments qui l’humanisent et qui brisent l’image d’un héros sans faiblesses.

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